Entreprise · 4 min de lecture
Le coup de barre de 15 h : ce que votre déjeuner y est pour quelque chose
Paupières lourdes, concentration en berne, envie de sucre : le début d’après-midi est un moment difficile pour beaucoup de salariés. Une partie de cette baisse est naturelle. Une autre dépend directement de ce que l’on a mangé à midi.
Une baisse naturelle… que l’assiette peut amplifier
Notre horloge biologique prévoit un léger creux de vigilance en début d’après-midi. C’est normal, et c’est pour cela que la sieste existe dans de nombreuses cultures. Mais un déjeuner mal composé peut transformer ce petit creux en vrai coup de barre.
Le mécanisme le plus courant est celui de la glycémie. Un repas riche en produits raffinés (pain blanc, pâtes blanches, viennoiserie, dessert sucré, soda) fait monter rapidement le taux de sucre dans le sang. Le corps réagit en sécrétant beaucoup d’insuline, et la glycémie redescend vite. C’est cette descente qui donne la sensation de fatigue et l’envie de sucre vers 15 h ou 16 h.
Un repas très copieux ou très gras joue aussi : la digestion mobilise beaucoup d’énergie, et l’on se sent lourd.
Composer un déjeuner qui tient jusqu’au soir
- Des légumes en quantité, crus ou cuits : leurs fibres ralentissent l’absorption des sucres.
- Une vraie portion de protéines : œufs, poisson, viande blanche, légumineuses, tofu. Elles rassasient et stabilisent l’énergie.
- Des féculents complets en portion raisonnable : riz complet, quinoa, pain au levain, lentilles.
- Une bonne matière grasse : un filet d’huile de colza ou d’olive, quelques noix.
Côté boissons, l’eau reste la meilleure alliée. Une légère déshydratation suffit à faire baisser la concentration. Le soda et le jus de fruits, eux, ajoutent un pic de sucre.
Trois gestes simples après le repas
- Marcher 10 minutes après avoir mangé, même autour du bâtiment : cela aide à réguler la glycémie.
- Garder le dessert sucré pour certains jours, et lui préférer un fruit ou un yaourt nature.
- Si la faim revient à 16 h, choisir une collation qui tient : une poignée d’amandes et un fruit, plutôt qu’une barre chocolatée.
À retenir
Le coup de barre n’est pas une fatalité. Un déjeuner riche en légumes et en protéines, avec des féculents complets, évite les montagnes russes de la glycémie et préserve l’énergie de l’après-midi.
